Perag taùein bepred, pen dé er wirioné ?

14 février 2009

Nicolas contre les familles

Nicolas Sarkozy a annoncé aujourd'hui qu'il voulait raccourcir le congé parental. On comprend enfin pourquoi Rachida Dati a dû reprendre ses fonctions si rapidement après la naissance de sa petite fille.
Et Sarkozy ose prétendre qu'il le fait pour aider les mères, contre "l'hypocrisie du libre choix" : en effet, si on leur sucre les 100 à 500 euros d'alloc, elles ne pourront plus vivre, elles sont donc obligées de retravailler. Il suffit de les forcer à être libres ! Etre une femme libérée, ça a un coût !
Il prétend s'adresser surtout aux femmes sans qualification, c'est vrai les femmes qui ont fait des études soit ont un mari de même niveau social et professionnel et ont assez avec un seul salaire, soit font le choix de conserver un travail à la fois intéressant et lucratif, elles peuvent décider d'un mode de garde réellement adapté à leur vie.
Tandis qu'une ouvrière d'usine ou une caissière gagne un salaire de misère et a des horaires tellement impossibles que même au noir elle aura du mal à trouver une nourrice. Une fois les frais de route et de nourrice payés, il lui reste de son smic moins que les 500 euros du congé parental qu'elle a donc toutes les raisons de demander. Vous vous rendez compte du coût ? Un "immense gâchis" a décrété Sarkozy, qui vise pourtant à faire payer par les contribuables la scolarité de son petit Louis et de tous les enfants de Français scolarisés à l'étranger, pour entre 5000 et 15000 euros l'année, avec de misérables salaires parentaux d'un ou deux millions annuels, mais cela ne coûterait au contribuable que 713 millions d'euros par an (info Canard enchaîné)
Tandis que ces ouvrières tout de même ?
N'est-ce pas scandaleux ??? Une femme qui ose se consacrer à son enfant pour 500 euros payés par la société ??? Une mère qui prétend que son enfant n'est pas seulement le sien mais enrichira ensuite son pays et ses concitoyens ??? Une femme qui considère que son enfant sera plus équilibré si elle ne le lève pas à 5 heures tous les matins pour l'habiller en hâte et lui faire ingurgiter un biberon qu'il refuse parce qu'il ne rêve que de se rendormir dans ses bras ? N'est-ce pas une paresseuse celle qui a du mal à sortir dans le froid et à attacher rapidement dans la voiture le petit en larmes, une ridicule sentimentale celle qui aurait tant voulu l'allaiter au-delà des 2 mois, une maniaque celle qui pense que son enfant aurait été moins souvent malade s'il était resté à la maison, une rétrograde celle qui pense qu'un enfant élevé à la maison est plus calme, moins craintif et moins violent avec les autres enfants, une profiteuse celle qui voudrait prendre le temps de le tenir dans les bras, de lui parler, de "jouer" avec lui et qui se permet de penser qu'un enfant sécurisé petit sera un adolescent puis un adulte épanoui. Ne fait-elle pas partie des faibles, celle qui se sent fatiguée après une ou plusieurs grossesses, qui n'arrive pas à remonter, ni physiquement ni moralement et pour qui aller au travail en plus de gérer les enfants et la maison devient une épreuve quotidienne ?
A d'autres ! On ne la fait pas au petit père du peuple !
Et puis un enfant élevé ses 1ères années à la maison risque d'échapper au contrôle social et aux rapports sur la délinquance précoce, il ne faut pas laisser se développer un dangereux esprit d'indépendance et de liberté !
Allez, les femmes au turbin et leurs moufflets en collectivité.

Travaillez plus...

2 commentaires:

laure leforestier a dit…

Oui rien qu'une bande de feignasses ! Heureusement grâce au Medef et à Sarkozy, suppression d'une annuité de retraite sur les deux auxquelles les mères de famille avaient droit pour un enfant, suppression de la demi-part fiscale aux femmes ayant eu des enfants. Parce que c'est ça qui plombe les finances du pays, pas la suppression de la taxe professionnelle ou les cotisations patronales familiales.
Encore combien de temps à tenir au fait ?

Alcibiade a dit…

Bravo Christine!

Et puis plus largement notre hôte temporaire de l'Elysée va plus loin puisqu'il veut remettre en question l'ensemble des cotisations patronales familles. Bah voyons! C'est ça qui met notre pays dans l'incapacité d'être compétitif... A quand la suppression du code du travail, celui de la sécurité sociale?

"Bah en chine, ils ont trouvé comment devenir compétitifs eux. Alors je vais vous le dire... sans tabou... nous pouvons battre les chinois! Encore faut-il accepter de voir ce qui marche l'étranger... hein? Bon alors je proposerai de libérer enfin les entreprises françaises de l'interdiction stupide et contreproductive qui pèse sur elles de faire travailler des enfants! Il n'y a que d'obtus rétrogrades aujourd'hui pour ne pas voir ce qui marche dans d'autres pays..."