Perag taùein bepred, pen dé er wirioné ?

29 janvier 2010

"Pourquoi serions-nous incompris parce qu'insoumis ?"

Ni ho savo Breizh...

Bruno Joncour est le président que je souhaiterais voir en Bretagne pour les 20 ans qui viennent. Son discours est le meilleur que j'aie entendu dans cette campagne. Pas d'effets de manche, pas d'envolées lyriques, pas de mensonges ou de promesses inconsidérées.
La volonté ferme et tranquille de promouvoir le développement de la Région dans le respect de ses habitants et de leur liberté. Une vision réellement durable, soutenable et démocratique du développement humain, géographique, social, économique et culturel de notre pays.
Quelques extraits de son discours du 24 janvier :

"Pourquoi serions-nous incompris parce qu'insoumis ?
Tel est bien le piège qui nous est tendu une nouvelle fois. Il faudrait céder aux fantasmes érigés en exigences de la pensée unique (...) pour exister à l'ombre du parti dominant, qui pense, qui agit, qui décide pour tout le monde et à la place de chacun ?"
"Cette conception de la démocratie musclée, de la démocratie au pas de charge est contraire à l'éthique qui est la nôtre et qui fonde notre engagement citoyen : l'expression libre de la diversité des convictions et le respect exigeant du pluralisme des idées qu'accompagne le libre choix des citoyens, dans le cadre de la démocratie véritable, parce que pluraliste."
"Oui nous allons mener ce combat en ne comptant que sur nous-mêmes pour exprimer nous-mêmes ce que nous pensons nous-mêmes."
"Le peuple finit toujours par privilégier le courage dans la durée à la facilité dans l'instant parce qu'il finit toujours par se reconnaître dans ce qui est authentique, authentique donc solide, donc durable, donc fiable."
"C'est l'éternel combat du courage contre la peur et de l'indépendance contre l'asservissement."
"Démontrons une nouvelle fois que nous sommes bien fondés à revendiquer cette place centrale dans la vie politique qui implique que nous conservions notre liberté, donc notre indépendance, donc notre identité."
"Pour que le centre existe, il faut qu'il soit libre. La liberté est précisément ce qui nous rend crédibles."

Bruno Joncour a énoncé clairement les convictions et les valeurs qui fondent notre combat :

"- Nous sommes démocrates"

"- Nous sommes humanistes"

"- Nous sommes décentralisateurs et régionalistes"

"- Nous sommes européens"

Et il conclut en réaffirmant :

"Nous sommes au centre, c'est notre identité, (...) c'est notre liberté"
"Nous sommes au centre de l'enjeu régional tel qu'il doit être perçu, compris et considéré.
Il nous revient d'être en 1ère ligne pour permettre l'expression de la démocratie sur le véritable enjeu, sur les vrais sujets et sur l'importance que revêt cette échéance pour l'avenir des territoires régionaux."

Enfin, Bruno Joncour a appelé à un rassemblement :

"En Bretagne, nous entendons mener pleinement ce combat dans le cadre d'un rassemblement de celles et ceux qui se reconnaissent dans ces mêmes valeurs et qui portent ensemble le même enjeu régional pour l'aménagement, le développement, le rayonnement et la cohésion de notre région la Bretagne, notre région, son identité forte, son caractère, son authenticité, son histoire, son attachement à l'Europe et à l'ouverture au monde (...)
"La Bretagne, où notre sensibilité est historiquement enracinée parce que les valeurs qui nous unissent y sont partagées, mérite un autre combat pour son avenir qu'un duel qui opposerait 2 camps l'un à l'autre, alors qu'elle a toujours voulu et su se fédérer lorsqu'il s'agit d'elle-même."

Ni ho savo Breizh...

20 décembre 2009

Bruno Joncour tête de liste aux régionales


La candidature de Bruno JONCOUR, actuel président du groupe MoDem au Conseil régional, a été approuvée à 75% par les adhérents qui ont participé à la consultation organisée par internet (17,5% ont voté contre la proposition du bureau exécutif national et 7,5% ont voté blanc).
Nous attendons désormais avec impatience d'apprendre la composition des listes départementales et le programme défendu spécifiquement pour la Bretagne.
J'espère toujours que nos listes seront ouvertes et intégreront écologistes et régionalistes et j'espère qu'elles prendront à bras le corps les sujets de l'aménagement du territoire en Bretagne (en lien avec les questions de l'eau et de l'énergie), celui des services publics (en lien avec la question de la décentralisation), et bien sûr la question de l'agriculture et de la pêche, en lien avec les réformes économiques européennes.

06 décembre 2009

MoDem-PB-AEI : " Nous te ferons Bretagne !"

Il faut que le Mouvement Démocrate Breton franchisse les 10% au 1er tour des élections régionales et il faut qu'il obtienne une dizaine d'élus.
Pour cela, il faut s'allier aux autres démocrates bretons, aux décentralisateurs, aux tenants du développement durable et aux personnes de terrain qui travaillent chaque jour pour la Bretagne.
Nous devons partir avec ceux dont nous partageons les valeurs essentielles :
- le Parti breton, parti démocrate décentralisateur, à la fois respectueux de l'économie de marché et soucieux de défendre les libertés individuelles et collectives et, à ce titre, défenseur de l'identité culturelle bretonne et de la réunification de la Bretagne.
- le mouvement de Christian Troadec, « Nous te ferons Bretagne » dont on ne peut que reconnaître la capacité à défendre les grands enjeux de notre territoire et principalement celui des services publics.
- Alliance Ecologiste Indépendante qui représente les écologistes ouverts et modernes, sortis du dogmatisme sectaire des Verts, conscients des réalités économiques et géographiques de la Bretagne et de l'urgence de travailler de façon pragmatique et efficace à un développement durable.

Ensemble, nous pouvons représenter au Conseil Régional un groupe cohérent et volontariste qui saura chercher sans cesse, sur place, en Europe ou en France, l'intérêt réel des Bretons et de tous les Bretons.
Et pour cela, nous devons réserver à chacun des places acceptables sur une liste commune.
Nous pouvons imaginer un duo Troadec-Le Bal dans le Finistère, un trio Morvan-Ollivro-Granville en Ille-et-Vilaine, et encore bien d'autres !
C'est de notre intérêt à tous, et c'est dans l'intérêt de la Bretagne que nous cherchons à promouvoir, une Bretagne forte, indépendante et solidaire, fidèle à celle de nos parents et accueillante à nos enfants.

27 novembre 2009

Dissidence de Cap21 ?

Des écolos du Modem s'allient à Europe Ecologie pour les régionales, titre un article de l'Express.fr d'aujourd'hui :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/des-ecolos-du-modem-s-allient-a-europe-ecologie-pour-les-regionales_831648.html
Ce titre est tendancieux.
Il serait dans la logique que le MoDem et Europe Ecologie se présentent sur une liste commune aux régionales en effet puisque les deux Mouvements partagent les mêmes valeurs démocrates et le même souci pour un développement soutenable. Cependant, et malheureusement :
1) Les Verts ont voulu s'accaparer le succès des européennes et appliquent nationalement et localement leur sectarisme légendaire au sein d'Europe Ecologie. Je l'ai vérifié personnellement il y a peu de temps en me rendant à une réunion ouverte d'Europe Ecologie dans un bar d'Auray : j'ai été bien accueillie par tous les participants, que je connaissais déjà pour la plupart, mais dès que la représentante des Verts est arrivée, elle m'a fait savoir de son seul chef qu'en tant que Modem ma présence n'était pas désirée... Je ne me le suis pas fait dire 2 fois et je suis sortie, bien que j'aie fréquenté ce bar et ses habitués des années avant elle. Je note simplement que parmi les personnes présentes, toutes les autres étaient ouvertes à la discussion.
2) Cap21 est devenu le vivier d'un grand nombre de déçus du MoDem et cela dans toute la France, Terres démocrates en est l'illustration flagrante. Malheureusement cette tendance semble accentuée en Bretagne par une rancune personnelle du Président régional de Cap21 envers plusieurs cadres et élus du MoDem. Ces considérations ne devraient pas entrer en ligne de compte mais viennent malheureusement polluer le débat. Ce président et quelques-uns de ses adhérents parmi les plus remontés tiennent avant tout à s'opposer au MoDem et prétendent nouer des alliances en dehors et contre le MoDem.

Le hic, c'est que Cap21 fait partie du MoDem, ses adhérents nous l'ont assez rabâché à chaque réunion, exigeant régulièrement dans les listes des postes proportionnellement plus nombreux que leur représentativité réelle ! et que, s'ils font désormais le choix de prendre part à une autre liste, ils entrent tout simplement en dissidence.
Bien que les adhérents eux-mêmes soient très peu nombreux, Corinne Lepage est une personne respectée au MoDem dont elle est vice-présidente et où elle a toujours eu toute latitude pour représenter librement le volet essentiel du Développement durable. Grâce au MoDem elle a été élue au Parlement européen.

L'on peut, à la rigueur, comprendre la stratégie individuelle de certains adhérents ou cadres de Cap21 qui veulent faire monter la pression pour s'imposer en tête de listes départementales, voire, bien que ce soit plus contestable, mais disons que c'est humain, pour tenter de s'opposer à des personnes envers qui ils nourrissent des inimitiés personnelles. Mais il ne faudrait pas qu'ils aillent jusqu'à remettre en cause l'association de Cap21 au MoDem. Car le développement durable restera évidemment essentiel au Mouvement démocrate et sera de toute façon représenté. Tandis que Cap21 aura beaucoup de mal à représenter plus que lui-même, plus que Corinne Lepage elle-même, qui avec toutes ses qualités, que je salue, n'a jamais atteint 4% à aucune élection avant son association avec le MoDem.

26 novembre 2009

Bruno Joncour proposé comme tête de liste en région Bretagne

Dans le cadre des élections régionales de mars 2010, le Bureau exécutif national a proposé, mardi 24 novembre, les premiers candidats comme têtes de liste dans plusieurs régions. Ces propositions seront soumises au vote des adhérents du Mouvement Démocrate, au cours du mois de décembre.

"Dans toutes les régions, le renouvellement que je souhaite conduire est de porter aux responsabilités des gens qui sont arrivés à la politique par le Mouvement Démocrate, c'est à dire une génération réellement nouvelle et avec ces valeurs là qui ne sont pas les valeurs traditionnelles de la vie politique", a expliqué François Bayrou.


En Bretagne, c'est le conseiller sortant Bruno JONCOUR qui a été proposé.
Je salue le choix de Bruno Joncour comme tête de liste régionale et je ne doute pas qu'il sera plébiscité par les adhérents bretons. C'est un homme de conviction et de persévérance qui a conquis avec panache la mairie de Saint-Brieuc en 2001 pour être largement réélu en 2008. Il sait allier la force de caractère à un vrai sens de l'écoute et il a su former des alliances solides et constructives dans sa commune et à la Communauté de communes. A la région, il a su porter des projets dans l'intérêt de tous, sans parti pris. C'est un homme pragmatique qui cherche à servir les personnes et non à asseoir des idéologies. Il sait faire travailler ensemble ceux à qui il accorde sa confiance et j'espère qu'il saura constituer pour les élections régionales une liste à la fois solide et ouverte. Agé de 55 ans seulement, il représente la fidélité et la pondération, nul doute qu'il saura s'entourer d'hommes et de femmes énergiques et attachés aux valeurs qu'il aime associer à la Bretagne, et d'abord à celle de la solidarité.

24 novembre 2009

Conseillers généraux régionaux

La liste départementale des socialistes pour les élections régionales a été présentée cet après-midi à Lorient par Jean-Yves Le Drian. La seconde sur la liste est Béatrice Le Marre, qui a pris la mairie à Paul Anselin aux dernières municipales. Et le 3ème est Jean-Pierre Le Roch, maire de Pontivy. Kaourintine Hulaud, adjointe à la culture à Auray et conseillère régionale sortante, est toujours sur les rangs.
Ce qui peut étonner dans cette liste, c'est la présence de 2 conseillers généraux, Pierre Pouliquen, du Faouët, et Béatrice Le Marre, qui est aussi maire et préside la Communauté de Communes de Ploërmel.
Il est vrai que les prochaines élections de 2014 désigneront des conseillers territoriaux.
Bizarre quand même...

22 novembre 2009

Sylvie Goulard, le foot et l'Europe

Sylvie Goulard s'est exprimée hier sur le site de l'express.fr à l'occasion des Semaines Sociales auxquelles elle participe.
Toutes ses réponses sont intéressantes. J'en rapporte ici trois qui m'ont particulièrement séduite : celle sur la personnalité du nouveau président de l'Europe qui m'inspire confiance. J'ai été heureuse de trouver dans les propos de Sylvie ce que j'avais à peu près retiré de mon étude via internet d'un homme que je ne connaissais pas avant hier.
Sa réponse sur le christianisme m'a égalmement séduite, à la fois par la connaissance des Ecritures qu'elle révèle et parce qu'elle rappelle la prise de distance nécessaire entre religion et politique et l'affirmation claire de la laïcité.
Enfin, sur le foot, je la trouve LUMINEUSE et je partage entièrement son jugement !

Sur le président de l'UE :


"Connaissez-vous M. Von Rompuy ? Et que pensez-vous de lui ?

Je ne le connais pas personnellement. J'ai déjà répondu durant ce chat que le choix d'un Belge qui jouit d'une bonne réputation dans son pays me parait heureux. Il vient d'un Etat fondateur, membre de la zone Euro, attaché aux droits fondamentaux, hostile à la guerre en Irak : c'est de bon augure. La vie politique belge est si complexe qu'elle constitue une bonne préparation aux nécessités de compromis européens. Et les Belges connaissent les vertus de la méthode communautaire dont l'UE a besoin de retrouver le sens.

Depuis Paul Henri Spaak, les Belges ont démontré qu'on pouvait être un soi disant "petit pays" et apporter énormément à l'Europe ; quand d'autres revendiquent des égalités formelles, ils agissent et se positionnent à partir de leurs talents. C'est positif.
Maintenant, à lui de jouer ; le job est délicat. Nous jugerons sur ses actes."

Sur le christianisme et la politique :

" L'aspect chrétien des rencontres est-il important pour vous ?

Oui mais sans sentiment d'exclusivité ni de supériorité.

Je crois que les Chrétiens, comme les personnes de foi d'autres confessions ou les athées qui s'interrogent sur le sens de la vie en société, tous les citoyens doivent prendre le temps de réfléchir et débattre. Telle est la grande vertu des Semaines sociales : apporter à la "cité" un aiguillon et une conscience.

Dans l'épitre aux Galates de St Paul, il y a une phrase qui pour moi, résume le mieux l'extraordinaire révolution de la chrétienté "il n'y a plus ni Juif, ni Grec, ni esclave, ni homme libre, il n'y a ni homme ni femme car tous vous ne faites qu'un dans le Christ". Ainsi, les Chrétiens ont un message au monde mais pas un message qui exclut, qui proclame une vérité inaccessible pour d'autres. Leur chance est de proclamer un message d'amour qui peut rassembler d'autres hommes de bonne volonté.

Nous sommes un sur cette planète et c'est pourquoi la solidarité, l'amour du prochain sont importants, quelle que soit sa confession. La laïcité, à laquelle je suis très attachée, est pour moi cette possibilité de croire, tout en entrant dans un dialogue avec ceux qui ne croient pas, tout en les respectant."

Sur le foot :

"Bonjour Mme Goulard, que pensez-vous du but de la main de Thierry Henry? Ne croyez-vous qu'elle puisse nuire à l'unité de l'Europe?...

Mon ignorance du foot-ball est incommensurable. Parfois, il faut savoir se taire."

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/sylvie-goulard-aucune-grande-bataille-de-societe-ne-se-gagne-par-la-regle-seulement_830007.html

04 novembre 2009

Les valeurs qui fondent l'Europe


La candidature Blair à la tête de l'Europe est révélatrice des dérives de l'Union, par Sylvie Goulard



Le diable n'est pas toujours dans les détails. Parfois, il perturbe les choix essentiels, comme en ce moment dans l'Union européenne (UE). Celle-ci n'est pas seulement un grand marché. Les traités successifs n'ont cessé de rappeler les valeurs qui la fondent : la suprématie du droit, la liberté, la démocratie, la solidarité.

A ce stade de sa construction, dans un monde qui se rétrécit, l'Union doit défendre ses intérêts sans sacrifier ces valeurs : ce n'est pas la gestion conjointe du charbon et de l'acier, pas plus le Marché commun qui ont permis aux Européens de transformer un continent belliqueux en un espace de coopération supranationale sans équivalent. C'est le respect de la personne humaine et la volonté de bâtir une société pacifiée, équitable. Le défi des années à venir consiste à mettre plus de droit et de justice dans la jungle mondiale, conformément à ces valeurs. La tâche est immense, surtout quand le changement climatique s'accélère, quand la raréfaction des ressources aiguise les rivalités.

Or, au moment de choisir le premier président du Conseil européen, les valeurs européennes semblent soudain secondaires. Il est assez incroyable que le nom de Tony Blair ait circulé. L'homme est brillant, nul ne le conteste ; il "communique" bien mais, des années durant, dans ses discours sur l'Europe à Varsovie, Oxford ou Bruxelles, il a reproché à l'UE de parler au lieu d'agir, de ne pas obtenir assez de résultats ("The EU has to deliver", "l'Union doit obtenir des résultats", a-t-il répété, maintes fois). Nous pouvons donc légitimement le juger non sur ses paroles, mais sur son bilan qui en dit long sur les dérives de l'Union européenne.

Le chef de gouvernement qui a négocié une dérogation à la Charte des droits fondamentaux n'a pas vocation à être notre porte-parole. Partout dans le monde, l'universalité des droits de l'homme est mise à mal par l'intégrisme religieux et le souverainisme. Le Royaume-Uni a une tradition démocratique qui l'honore, mais les travaillistes britanniques n'en ont pas moins contribué à relativiser les valeurs européennes de façon dangereuse.

La question n'est pas théorique : le président du Conseil européen sera amené à rencontrer les gouvernants de pays candidats à l'entrée dans l'Union, à discuter avec les dirigeants de grandes puissances qui ne s'embarrassent guère de droits de l'homme. On a vu, la semaine dernière, comment le président tchèque, Vaclav Klaus, a utilisé le précédent britannique pour se dérober à la Charte, non sans mauvaise foi. Le Conseil européen a cédé ; la brèche dans le droit s'est élargie.

L'attachement à la paix, aux procédures multilatérales et au respect du droit international n'est pas moins important. Dans le monde entier, Tony Blair reste associé à une expédition militaire hasardeuse, justifiée au nom d'armes de destruction massives inexistantes. Au moment où Barack Obama est revenu sur ces errements, l'Union ne peut pas choisir, pour la représenter, l'acolyte de George W. Bush. Ce serait catastrophique pour notre image à l'étranger. Sans compter les réactions hostiles qu'a suscitées, en Europe même, l'aventure militaire irakienne : non seulement en Belgique, en France ou en Allemagne, mais aussi à Madrid, Londres ou Rome où, en 2003, de grandes manifestations ont rassemblé des centaines de milliers de personnes. Une pétition de plusieurs députés européens, autour de Jo Leinen, député socialiste allemand, insiste à juste titre sur la nécessité, pour le futur président, de jouir de la confiance des Européens.

Enfin, alors que la régulation des marchés financiers constitue l'un des dossiers les plus épineux du moment, il serait étrange de faire appel au premier ministre qui, des années durant, a encouragé une dérégulation à tout-va. Au Royaume-Uni, des voix fortes se sont élevées pour dénoncer les politiques qui ont mené à la crise actuelle : la reine s'est émue de l'aveuglement qui a généré ces excès. Lord Turner, président de l'autorité de régulation britannique, a déploré l'hypertrophie du secteur financier, le manque de règles et la cupidité érigée en système. Enfin, et ce n'est pas mineur, après avoir promis un référendum pour rejoindre la zone euro, Tony Blair a capitulé devant une presse outrancière. La monnaie unique mérite mieux.

L'hypothèse Blair semble écartée. Elle a au moins permis de dessiner "en creux" le profil du poste : un homme ou une femme qui a montré, en actes, la vigueur de son engagement européen ; une personne attachée aux valeurs européennes, respectueuse du droit international, favorable à un juste équilibre entre régulation et marché ; une autorité morale capable de rassembler les Européens, de leur redonner confiance dans l'Union.

Après le choix de José Manuel Barroso, candidat par défaut à la présidence de la Commission, ce second cafouillage doit tout particulièrement nous alerter. Il démontre d'abord que, en dépit de leurs beaux discours, les gouvernants européens actuels sont incapables d'élaborer une vision stratégique de l'Europe et d'en tirer les conséquences en termes de ressources humaines, de moyens financiers ou de respect des engagements mutuels. Ils recyclent des "copains" qui ont perdu leur "job" plus qu'ils ne s'attachent à chercher la personne la plus apte. Ils demandent aux institutions européennes de faire preuve de transparence, mais s'en affranchissent allègrement.

A moins qu'une autre hypothèse, plus glaçante encore, ne soit exacte : celle de l'acte manqué. Certains, notamment à Paris et Berlin, pourraient d'autant mieux soutenir un Britannique qu'ils se satisfont fort bien d'une Europe intergouvernementale, sans grande ambition, cantonnée à des tâches de gestion économique. Une Europe "à l'anglaise", quelle que soit la personne qui l'incarne.

Sylvie Goulard est députée européenne (Alliance des démocrates et libéraux pour l'Europe) et présidente du Mouvement européen-France.


http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/11/03/la-candidature-blair-a-la-tete-de-l-europe-est-revelatrice-des-derives-de-l-union-par-sylvie-goulard_1262119_3232.html

26 octobre 2009

Nous ne laisserons pas nos territoires crever…

Les JDem Bretons ont de l'énergie à revendre, nous pourrions en prendre de la graine. Et il me semble qu'ils se saisissent du principal enjeu pour la Bretagne : l'aménagement du territoire.

Leur convention est-elle ouverte aux vieux ?


Nous ne laisserons pas nos territoires crever…


C’est par l’agriculture que la Bretagne entra dans la modernité dans les années 1950. L’actualité récente la remet largement en cause, elle reste pourtant l’un des piliers majeurs de l’économie, de la culture et de l’aménagement des territoires bretons.

Plutôt que de pointer du doigt toute une profession, notre esprit démocrate nous amène à aborder le problème dans son intégralité : quel est l’avenir de nos Territoires ? Doivent-ils devenir une aire de jeu protégée pour touristes ? Ou être un espace de vie pérenne dans lequel l’agriculture a toute sa place ?

Cette seconde convention des Jeunes Démocrate veut dresser un bilan sans concession de la Bretagne agricole, un état des territoires et mettre en débat les solutions politiques actuelles et à venir.

La variété des intervenants cherche volontairement à décloisonner les échanges : cette convention vous est ouverte !

http://jdembretagne.org/convention/

24 octobre 2009

Christian Troadec candidat aux régionales

Le bouillant Christian Troadec, maire de Carhaix et conseiller régional sortant, a officialisé sa candidature aux prochaines régionales. L'élu divers-gauche va affronter ses anciens collègues de la majorité à l'hôtel de région.

Sera-t-il le caillou fiché dans la chaussure du socialiste Le Drian ? Le sémillant Christian Troadec, maire de Carhaix et conseiller régional sortant (divers gauche), a annoncé ce samedi qu'il mènerait une liste aux élections régionales de mars prochain.

Membre de la majorité à l'hôtel de région, Christian Troadec s'était mis "en congé" de celle-ci en décembre dernier. Très irrité par le sort réservé par l'État à l'hôpital de Carhaix et le soutien du PS au projet de « fusion sans conditions » avec le CHU de Brest, il avait alors déclaré « J'ai mal pour mon pays, j'ai mal devant la Bretagne », devant l'assemblée régionale réunie en session budgétaire le 18 décembre. "Quel intérêt a donc le PS à accepter cette politique de casse des services publics ? ", s'était-il interrogé. Cinglante la réaction de Jean-Yves Le Drian ne s'était pas fait attendre : " Vous êtes en train de vous précipiter dans une impasse. " "Une impasse" qui mène aujourd'hui Troadec à affronter son ancien président...

Le maire de Carhaix pourrait constituer sa liste avec le Parti Breton. Il serait également en contact avec d'autres partenaires de gauche.

www.mgm-mag.info

blogger templates