Perag taùein bepred, pen dé er wirioné ?

22 novembre 2009

Sylvie Goulard, le foot et l'Europe

Sylvie Goulard s'est exprimée hier sur le site de l'express.fr à l'occasion des Semaines Sociales auxquelles elle participe.
Toutes ses réponses sont intéressantes. J'en rapporte ici trois qui m'ont particulièrement séduite : celle sur la personnalité du nouveau président de l'Europe qui m'inspire confiance. J'ai été heureuse de trouver dans les propos de Sylvie ce que j'avais à peu près retiré de mon étude via internet d'un homme que je ne connaissais pas avant hier.
Sa réponse sur le christianisme m'a égalmement séduite, à la fois par la connaissance des Ecritures qu'elle révèle et parce qu'elle rappelle la prise de distance nécessaire entre religion et politique et l'affirmation claire de la laïcité.
Enfin, sur le foot, je la trouve LUMINEUSE et je partage entièrement son jugement !

Sur le président de l'UE :


"Connaissez-vous M. Von Rompuy ? Et que pensez-vous de lui ?

Je ne le connais pas personnellement. J'ai déjà répondu durant ce chat que le choix d'un Belge qui jouit d'une bonne réputation dans son pays me parait heureux. Il vient d'un Etat fondateur, membre de la zone Euro, attaché aux droits fondamentaux, hostile à la guerre en Irak : c'est de bon augure. La vie politique belge est si complexe qu'elle constitue une bonne préparation aux nécessités de compromis européens. Et les Belges connaissent les vertus de la méthode communautaire dont l'UE a besoin de retrouver le sens.

Depuis Paul Henri Spaak, les Belges ont démontré qu'on pouvait être un soi disant "petit pays" et apporter énormément à l'Europe ; quand d'autres revendiquent des égalités formelles, ils agissent et se positionnent à partir de leurs talents. C'est positif.
Maintenant, à lui de jouer ; le job est délicat. Nous jugerons sur ses actes."

Sur le christianisme et la politique :

" L'aspect chrétien des rencontres est-il important pour vous ?

Oui mais sans sentiment d'exclusivité ni de supériorité.

Je crois que les Chrétiens, comme les personnes de foi d'autres confessions ou les athées qui s'interrogent sur le sens de la vie en société, tous les citoyens doivent prendre le temps de réfléchir et débattre. Telle est la grande vertu des Semaines sociales : apporter à la "cité" un aiguillon et une conscience.

Dans l'épitre aux Galates de St Paul, il y a une phrase qui pour moi, résume le mieux l'extraordinaire révolution de la chrétienté "il n'y a plus ni Juif, ni Grec, ni esclave, ni homme libre, il n'y a ni homme ni femme car tous vous ne faites qu'un dans le Christ". Ainsi, les Chrétiens ont un message au monde mais pas un message qui exclut, qui proclame une vérité inaccessible pour d'autres. Leur chance est de proclamer un message d'amour qui peut rassembler d'autres hommes de bonne volonté.

Nous sommes un sur cette planète et c'est pourquoi la solidarité, l'amour du prochain sont importants, quelle que soit sa confession. La laïcité, à laquelle je suis très attachée, est pour moi cette possibilité de croire, tout en entrant dans un dialogue avec ceux qui ne croient pas, tout en les respectant."

Sur le foot :

"Bonjour Mme Goulard, que pensez-vous du but de la main de Thierry Henry? Ne croyez-vous qu'elle puisse nuire à l'unité de l'Europe?...

Mon ignorance du foot-ball est incommensurable. Parfois, il faut savoir se taire."

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/sylvie-goulard-aucune-grande-bataille-de-societe-ne-se-gagne-par-la-regle-seulement_830007.html

04 novembre 2009

Les valeurs qui fondent l'Europe


La candidature Blair à la tête de l'Europe est révélatrice des dérives de l'Union, par Sylvie Goulard



Le diable n'est pas toujours dans les détails. Parfois, il perturbe les choix essentiels, comme en ce moment dans l'Union européenne (UE). Celle-ci n'est pas seulement un grand marché. Les traités successifs n'ont cessé de rappeler les valeurs qui la fondent : la suprématie du droit, la liberté, la démocratie, la solidarité.

A ce stade de sa construction, dans un monde qui se rétrécit, l'Union doit défendre ses intérêts sans sacrifier ces valeurs : ce n'est pas la gestion conjointe du charbon et de l'acier, pas plus le Marché commun qui ont permis aux Européens de transformer un continent belliqueux en un espace de coopération supranationale sans équivalent. C'est le respect de la personne humaine et la volonté de bâtir une société pacifiée, équitable. Le défi des années à venir consiste à mettre plus de droit et de justice dans la jungle mondiale, conformément à ces valeurs. La tâche est immense, surtout quand le changement climatique s'accélère, quand la raréfaction des ressources aiguise les rivalités.

Or, au moment de choisir le premier président du Conseil européen, les valeurs européennes semblent soudain secondaires. Il est assez incroyable que le nom de Tony Blair ait circulé. L'homme est brillant, nul ne le conteste ; il "communique" bien mais, des années durant, dans ses discours sur l'Europe à Varsovie, Oxford ou Bruxelles, il a reproché à l'UE de parler au lieu d'agir, de ne pas obtenir assez de résultats ("The EU has to deliver", "l'Union doit obtenir des résultats", a-t-il répété, maintes fois). Nous pouvons donc légitimement le juger non sur ses paroles, mais sur son bilan qui en dit long sur les dérives de l'Union européenne.

Le chef de gouvernement qui a négocié une dérogation à la Charte des droits fondamentaux n'a pas vocation à être notre porte-parole. Partout dans le monde, l'universalité des droits de l'homme est mise à mal par l'intégrisme religieux et le souverainisme. Le Royaume-Uni a une tradition démocratique qui l'honore, mais les travaillistes britanniques n'en ont pas moins contribué à relativiser les valeurs européennes de façon dangereuse.

La question n'est pas théorique : le président du Conseil européen sera amené à rencontrer les gouvernants de pays candidats à l'entrée dans l'Union, à discuter avec les dirigeants de grandes puissances qui ne s'embarrassent guère de droits de l'homme. On a vu, la semaine dernière, comment le président tchèque, Vaclav Klaus, a utilisé le précédent britannique pour se dérober à la Charte, non sans mauvaise foi. Le Conseil européen a cédé ; la brèche dans le droit s'est élargie.

L'attachement à la paix, aux procédures multilatérales et au respect du droit international n'est pas moins important. Dans le monde entier, Tony Blair reste associé à une expédition militaire hasardeuse, justifiée au nom d'armes de destruction massives inexistantes. Au moment où Barack Obama est revenu sur ces errements, l'Union ne peut pas choisir, pour la représenter, l'acolyte de George W. Bush. Ce serait catastrophique pour notre image à l'étranger. Sans compter les réactions hostiles qu'a suscitées, en Europe même, l'aventure militaire irakienne : non seulement en Belgique, en France ou en Allemagne, mais aussi à Madrid, Londres ou Rome où, en 2003, de grandes manifestations ont rassemblé des centaines de milliers de personnes. Une pétition de plusieurs députés européens, autour de Jo Leinen, député socialiste allemand, insiste à juste titre sur la nécessité, pour le futur président, de jouir de la confiance des Européens.

Enfin, alors que la régulation des marchés financiers constitue l'un des dossiers les plus épineux du moment, il serait étrange de faire appel au premier ministre qui, des années durant, a encouragé une dérégulation à tout-va. Au Royaume-Uni, des voix fortes se sont élevées pour dénoncer les politiques qui ont mené à la crise actuelle : la reine s'est émue de l'aveuglement qui a généré ces excès. Lord Turner, président de l'autorité de régulation britannique, a déploré l'hypertrophie du secteur financier, le manque de règles et la cupidité érigée en système. Enfin, et ce n'est pas mineur, après avoir promis un référendum pour rejoindre la zone euro, Tony Blair a capitulé devant une presse outrancière. La monnaie unique mérite mieux.

L'hypothèse Blair semble écartée. Elle a au moins permis de dessiner "en creux" le profil du poste : un homme ou une femme qui a montré, en actes, la vigueur de son engagement européen ; une personne attachée aux valeurs européennes, respectueuse du droit international, favorable à un juste équilibre entre régulation et marché ; une autorité morale capable de rassembler les Européens, de leur redonner confiance dans l'Union.

Après le choix de José Manuel Barroso, candidat par défaut à la présidence de la Commission, ce second cafouillage doit tout particulièrement nous alerter. Il démontre d'abord que, en dépit de leurs beaux discours, les gouvernants européens actuels sont incapables d'élaborer une vision stratégique de l'Europe et d'en tirer les conséquences en termes de ressources humaines, de moyens financiers ou de respect des engagements mutuels. Ils recyclent des "copains" qui ont perdu leur "job" plus qu'ils ne s'attachent à chercher la personne la plus apte. Ils demandent aux institutions européennes de faire preuve de transparence, mais s'en affranchissent allègrement.

A moins qu'une autre hypothèse, plus glaçante encore, ne soit exacte : celle de l'acte manqué. Certains, notamment à Paris et Berlin, pourraient d'autant mieux soutenir un Britannique qu'ils se satisfont fort bien d'une Europe intergouvernementale, sans grande ambition, cantonnée à des tâches de gestion économique. Une Europe "à l'anglaise", quelle que soit la personne qui l'incarne.

Sylvie Goulard est députée européenne (Alliance des démocrates et libéraux pour l'Europe) et présidente du Mouvement européen-France.


http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/11/03/la-candidature-blair-a-la-tete-de-l-europe-est-revelatrice-des-derives-de-l-union-par-sylvie-goulard_1262119_3232.html

26 octobre 2009

Nous ne laisserons pas nos territoires crever…

Les JDem Bretons ont de l'énergie à revendre, nous pourrions en prendre de la graine. Et il me semble qu'ils se saisissent du principal enjeu pour la Bretagne : l'aménagement du territoire.

Leur convention est-elle ouverte aux vieux ?


Nous ne laisserons pas nos territoires crever…


C’est par l’agriculture que la Bretagne entra dans la modernité dans les années 1950. L’actualité récente la remet largement en cause, elle reste pourtant l’un des piliers majeurs de l’économie, de la culture et de l’aménagement des territoires bretons.

Plutôt que de pointer du doigt toute une profession, notre esprit démocrate nous amène à aborder le problème dans son intégralité : quel est l’avenir de nos Territoires ? Doivent-ils devenir une aire de jeu protégée pour touristes ? Ou être un espace de vie pérenne dans lequel l’agriculture a toute sa place ?

Cette seconde convention des Jeunes Démocrate veut dresser un bilan sans concession de la Bretagne agricole, un état des territoires et mettre en débat les solutions politiques actuelles et à venir.

La variété des intervenants cherche volontairement à décloisonner les échanges : cette convention vous est ouverte !

http://jdembretagne.org/convention/

24 octobre 2009

Christian Troadec candidat aux régionales

Le bouillant Christian Troadec, maire de Carhaix et conseiller régional sortant, a officialisé sa candidature aux prochaines régionales. L'élu divers-gauche va affronter ses anciens collègues de la majorité à l'hôtel de région.

Sera-t-il le caillou fiché dans la chaussure du socialiste Le Drian ? Le sémillant Christian Troadec, maire de Carhaix et conseiller régional sortant (divers gauche), a annoncé ce samedi qu'il mènerait une liste aux élections régionales de mars prochain.

Membre de la majorité à l'hôtel de région, Christian Troadec s'était mis "en congé" de celle-ci en décembre dernier. Très irrité par le sort réservé par l'État à l'hôpital de Carhaix et le soutien du PS au projet de « fusion sans conditions » avec le CHU de Brest, il avait alors déclaré « J'ai mal pour mon pays, j'ai mal devant la Bretagne », devant l'assemblée régionale réunie en session budgétaire le 18 décembre. "Quel intérêt a donc le PS à accepter cette politique de casse des services publics ? ", s'était-il interrogé. Cinglante la réaction de Jean-Yves Le Drian ne s'était pas fait attendre : " Vous êtes en train de vous précipiter dans une impasse. " "Une impasse" qui mène aujourd'hui Troadec à affronter son ancien président...

Le maire de Carhaix pourrait constituer sa liste avec le Parti Breton. Il serait également en contact avec d'autres partenaires de gauche.

www.mgm-mag.info

Des listes MoDem autonomes au 1er tour partout aux régionales

Les instances du MoDem ont acté samedi le principe de listes autonomes au premier tour pour les élections régionales de mars prochain, apprend-on auprès de la direction du parti centriste.

Le conseil national réuni à Paris a également approuvé l'idée d'alliances au deuxième tour sans plus de précision sur les partenaires éventuels du mouvement centriste.

"Il y a des gens bien, des élus responsables dans toutes les tendances", a fait valoir le président du MoDem, François Bayrou lors d'un point presse.

"Nous avons manifesté notre volonté d'ouverture mais, évidemment, cette ouverture ne peut en aucun cas être ralliement ou effacement", a-t-il prévenu.

La question des têtes de liste n'a pas été abordée samedi.

L'autonomie au premier tour, "c'est la bonne stratégie", a déclaré à Reuters la numéro deux du MoDem, Marielle de Sarnez.

"Il faut assumer son identité d'abord et opérer ensuite des rassemblements nouveaux", a ajouté la député européenne.

Même si elle a été décidée par une majorité des membres du conseil national, l'autonomie n'est pas la bonne solution aux yeux de Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem, qui n'a pas pris part à la réunion de samedi.

"Je trouve qu'on loupe un peu le coche", a-t-elle expliqué à Reuters. "J'étais favorable à des listes de premier tour avec Europe Ecologie qui nous auraient peut-être permis de passer devant les socialistes dans plusieurs régions" notamment Rhône-Alpes, l'Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur, a-t-elle ajouté.

Les Verts ont repoussé mi-octobre la main tendue de François Bayrou, au niveau national. "Il aurait fallu un peu insister" auprès des dirigeants du mouvement écologiste, a estimé Corinne Lepage.

Le parti écologiste n'a cependant pas écarté un rapprochement régional avec des mouvements qui composent le MoDem, comme Cap 21 dirigé par Corinne Lepage, ou le Mouvement écologiste indépendant (MEI) d'Antoine Waechter.

Le secrétaire national adjoint du parti écologiste, Jean-Vincent Placé, a évoqué les régions d'Alsace, de Haute-Normandie et des Pays de la Loire.

Laure Bretton - Reuters

15 octobre 2009

Terre démocrate

Encore un club !
Espérons qu'il ne viendra pas parasiter les élections régionales en Bretagne ni susciter ou légitimer des dissidences...

PARIS, 15 oct 2009 (AFP) - La vice-présidente du MoDem Corinne Lepage a annoncé jeudi le lancement d’un club baptisé "Terre Démocrate, l’imagination au pouvoir", pour engager un débat citoyen, faire vivre "les bonnes pratiques locales" et les transformer en projet politique.


"Nous sommes vingt-cinq fondateurs, responsables d’association, magistrats, entrepreneurs dans le domaine des éco-technologies ainsi que des membres du MoDem, de Cap21 et quelques socialistes", a expliqué à l’AFP l’ancienne ministre de l’Environnement en précisant que les noms seront rendus public dans trois semaines, lors d’une réunion constitutive. "Notre but, c’est de faire émerger des idées, mais surtout d’assurer la promotion de bonnes pratiques locales et de les valoriser dans un projet politique global", explique-t-elle. Il ne s’agit pas d’un nouveau Think-tank (groupe de réflexion constitué d’experts) car nous nous adressons aux citoyens qui souhaitent participer au débat public mais ne savent pas comment faire, dit la député européenne. "Ce n’est pas non-plus d’un parti politique car on n’y parlera pas de stratégie électorale ou de conquête du pouvoir", précise l’avocate qui souhaite "dépasser les structures partisanes". L’adhésion au club se fera sur la base d’un contrat moral en dix points comportant des engagements comme assurer la promotion des bonnes pratiques environnementales et se les appliquer à soi-même, respecter la règle du non-cumul des mandats (pour les élus), promouvoir la laïcité ou travailler à une indépendance des pouvoirs médiatiques, économiques, politiques et judiciaires. Les inscriptions se feront sur le site www.terre-democrate.fr et des groupes thématiques seront mis en place dans les départements.

07 octobre 2009

Les JDem bretons veulent un programme et des élus

Désormais réunis dans une seule structure régionale depuis ses « Universités d'été des 25 et 26 juillet 2009 », les Jeunes Démocrates de Bretagne (JDem), la section jeune du Modem, ont tenu leur première convention les 19 et 20 septembre à Ploërmel (Morbihan). Breton de cœur, le président des jeunes de Loire-Atlantique était présent à titre de membre observateur.

Autour de conseillers régionaux et municipaux du Modem, le bureau des JDem Bretagne a pu échanger pendant deux jours sur les enjeux et les défis auxquels la Région Bretagne doit faire face. Éducation, environnement, culture, économie, les élus ont confirmé leur volonté de collaborer activement avec l'ensemble des militants. Les jeunes Modem se sont, quant à eux, félicités de pouvoir compter sur l'expérience d'élus chevronnés.

Fort de ce soutien, le bureau a donné le coup d'envoi à une large consultation dans chacun des territoires bretons. Objectif, présenter les propositions des Jeunes Démocrates Bretagne lors de la prochaine Convention les 21 et 22 novembre et défendre leur intégration dans le programme du Modem aux élections régionales de mars.

Les JDem Bretons l'ont bien compris, les candidats sont là pour incarner avant tout des valeurs et … un programme.

David Guillerm - Les Jeunes Démocrates de Bretagne ■

27 septembre 2009

Une liste bretonne en Bretagne

Les élections régionales sont des élections à deux tours et ceux qui voudraient avaler le MoDem breton dès le 1er tour agitent déjà l'épouvantail du 2ème tour.
D'aucuns avaleraient bien aussi d'emblée les écolo et les régionalistes.
Les Verts ont décidé en assemblée générale de proposer en Bretagne un rassemblement dans l'esprit d'Europe-Écologie, et après tout, ils avaient devancé le PS aux européennes.
En revanche les régionalistes peinent à s'entendre : l'UDB acceptera sans doute encore les strapontins du PS. L'alliance fédéraliste se joindra-t-elle au Parti Breton ? Et celui-ci pourra-t-il passer des 2% estimables des européennes aux 10% nécessaires des régionales ?

Et le MoDem ?
L'UMP cherche toujours à le carboniser et le Nouveau Centre prétend l'ignorer. Il est évident qu'il n'y aura pas de liste indépendante du Nouveau centre de toute façon.
Mais quid d'une liste indépendante bretonne ? Une liste ouvertement régionaliste, européenne, intransigeante sur l'enjeu environnemental et soutenant clairement une économie de marché régulée dans un souci d'harmonie sociale ?

La région est par excellence l'échelon pour définir une démarche politique ambitieuse, fondée sur une vraie étude prospective. Quels sont les enjeux géographiques, démographiques, économiques, sociaux de la Bretagne, et quel choix d'avenir commun voulons-nous proposer, et non subir ?
Ne laissons donc pas les querelles franco-françaises entre droite et gauche polluer les choix qui concernent notre vie ici, aujourd'hui et demain.

14 septembre 2009

Liste Modem aux élections régionales

Cela se passe chez les autres, mais on a comme l'impression qu'ils lorgnent chez nous.
Le torchon brûle entre les deux postulants à l'investiture UMP pour la tête de liste des élections régionales :
Jacques Le Guen, seul candidat officiel, a été désigné très largement par les militants lors de leurs élections internes de mars 2009.
Mais l'ancienne et diligente préfète de région Bernadette Malgorn a le soutien de l'Elysée et ne cache pas sa fidélité à Sarkozy. Pourtant elle n'a pas sa carte à l'UMP et prétend du coup jouer l'ouverture. L'ouverture à la mode sarkozyste, s'entend.
Ce serait un paradoxe très amusant de voir écarté celui qui a le soutien des militants et des quelques figures locales de l'UMP comme François Goulard, soutien logique dans une région où l'on a du mal, même à droite, avec l'activisme, l'autoritarisme et le centralisme ; et de le voir écarté au nom de l'ouverture ! S'ouvrir à qui ?
Seraient-ce les démocrates du Modem qui seraient courtisés ? Grossière erreur d'appréciation : les centristes sont évidemment plus proches des Goulard, des villepinistes et des régionalistes que du jacobinisme présidentiel. S'ouvrir à qui alors ?
Ou bien y a-t-il autre chose derrière tout cela ?
De toute façon, il est acquis que le Modem se présentera indépendant aux élections régionales. N'eo ket gwir ?

16 août 2009

De la morale en politique

Il est de bon ton de rejeter tout discours moral de la sphère publique en général, politique en particulier. On ne dit d'ailleurs pas "moral", mais "moraliste" ou "moralisateur", comme pour mieux stigmatiser une prétention insupportable. Le seul terme accepté, et largement galvaudé, en est l'exact synonyme "éthique", peut-être parce que l'origine grecque en obscurcit le sens et le rend plus acceptable.
Pourtant l'action politique et la nécessité même d'une organisation politique peuvent-elle se justifier en dehors d'une exigence morale ?
Sans vouloir remonter aux discours de Rousseau, il est évident que chacun d'entre nous ne peut accepter de réduire sa liberté personnelle au profit d'un ordre politique doté d'institutions judiciaires et d'un pouvoir de police que si cela présente un intérêt réel. Et un intérêt commun si l'on veut que cette organisation politique soit durable. Pourquoi sans cela accepter de payer des impôts, de restreindre ses libertés individuelles, de "payer" pour les autres, au sens propre comme au figuré ?
D'où vient alors ce rejet de la morale, ce rejet des notions mêmes de bien et de mal, où l'interdit fondamental, l'interdit du meurtre en vient à être lui-même relativisé ? Ce relativisme moral a forcément des implications politiques. Il dépasse le slogan emblématique des soixante-huitards "Il est interdit d'interdire". Car ce rejet de la morale n'est plus spontané, il est essentiellement le fruit de lobbies actifs et divers. Divers mais convergents. Quoi de commun en effet entre des revendications sur l'euthanasie ou l'indifférenciation des sexes et des intérêts financiers dans les forêts amazoniennes ou les bourses new-yorkaises ? Quoi de commun entre la haine contre la religion chrétienne et les marchés du sport ou de la chanson ? Entre l'embrasement des banlieues et des voitures et les lois sur la bio-éthique ?
Pourtant j'en ai la certitude, la question morale et les tentatives de redéfinitions du bien et du mal qui s'opèrent aujourd'hui entre individus et entre sociétés sont au coeur des enjeux politiques de notre monde. Et ils mériteraient plus que les cours d'instruction civique biaisés, les moqueries condescendantes des dîners chic et les parodies des soirées télé.